03/09/2018

Mais qui est vraiment la société éolienne H2Air-SAS ?

Comme le disait Pierre Delaporte,  président d’honneur d’EDF : »Arrosez les municipalités, il poussera des éoliennes. »

extrait de l’article

https://www.ppeebp.org/single-post/2018/04/06/Savez-vous-qui-est-H2air-ce-promoteur-qui-nous-emp%C3%AAche-de-dormir

C’est une société holding : elle ne possède aucune éolienne mais plutôt des participations financières dans de nombreuses entreprises opaques.

Elle est intégralement détenue par des actionnaires étrangers : une société allemande, une société suisse et le PDG Roy Mafouz, homme d’affaires libanais domicilié en Allemagne.

Inutile de dire que ces structures financières sont hors de portée juridique des modestes riverains que nous sommes: une fois la zone industrielle installée, tous les dommages, pollutions, préjudices et accidents seront à la charge des propriétaires de terrains (qui risquent d’être pour la plupart rapidement insolvables) .

Imaginer que nous aurons les moyens financiers pour payer les avocats capables d’exiger des indemnités auprès d’une cascade de sociétés immatriculées à l’étranger est une illusion.

H2Air SAS chasse les bonnes affaires : elle identifie une opportunité, monte le dossier et passe le relai a d’autres acteurs de la chaine économique éolienne. Elle n’a pas pour vocation de détenir et gérer des parcs industriels éoliens sur le long terme, mais uniquement de faire des bénéfices rapides.

Coté comptabilité, la lecture de certains document est édifiante : La très grande majorité du résultat d’H2Air provient de dividendes versés par les filiales.

Ses revenus viennent de la vente de services (du type conseil) à ces dernières. Les charges d’exploitation sont très stables autour de 3,5 millions.

Grâce à ses montages juridiques et malgré ses 6 millions de résultat, l’entreprise ne paie quasiment pas d’impôt :115 000 € !

Comment H2Air-SAS travaille-t-elle ?

Il s’agit d’une structure légère qui monte des « coups », selon un scénario bien rodé, maximise son profit, et recommence ailleurs …

Étape 1 :

Préalablement à toute chose, un démarcheur (chez nous,Mr Matthias Gomez), identifie un territoire cible, et part à la rencontre de propriétaires fonciers (qui n’habitent pas tous à proximité de la future zone industrielle et de ses nuisances, heureusement pour eux…).

Il leur propose, dans le plus grand secret, une « promesse de bail ».

C’est assez facile : il suffit de faire miroiter un revenu de 6 à 10 000 € par an et par éolienne, et/ou de nombreux avantages financiers ou arrangements fonciers  supplémentaires. Dans ce domaine l’imagination des promoteurs est sans limite !

Mais on se garde bien de prévenir le propriétaire d’un certain nombre de risques : très grande difficulté pour se rétracter, incertitude sur ses revenus, responsabilité directe dans le coût du démantèlement, coresponsabilité en cas d’accident et en cas d’éventuels problèmes induits (désordre de la nappe phréatique, limitation des futures cultures) etc.

La manœuvre imparable tient dans le discours suivant : « si vous ne signez pas, votre voisin le fera, vous aurez les nuisances et pas l’argent ! ».

Qui pourrait résister ?

 

Cerise sur le gâteau : le signataire est tenu à la stricte confidentialité, à peine de nullité de l’accord.

Ainsi, lorsque les voisins se réveillent il est déjà trop tard !

Pendant toute cette première partie, les riverains qui vont subir les nuisances et la dévaluation de leur maison, sont soigneusement mis à l’écart de toutes ces négociations !

Étape 2 :

Un autre commercial (dans notre cas, Mme Claire Masade) a pour mission de séduire un ou deux conseils municipaux situés sur les communes du projet de zone industrielle éolienne.

Il présente un « dossier d’affaire » très bien monté et l’aspect très sérieux sans préciser que c’est à peu près le même qui sert simultanément à tous les démarchages de sa société

Il leur fait miroiter un revenu dizaines de milliers d’euros par an, et demande un vote « de principe » du conseil municipal.

Ce vote de principe, n’a rien d’anodin puisque donne au promoteur le « Top départ » qu’il a œuvré depuis des années pour obtenir !

Comme le disait Pierre Delaporte,  président d’honneur d’EDF : »Arrosez les municipalités, il poussera des éoliennes. »

À partir de ce moment-là, la machine infernale est enclenchée. En effet, les promoteurs éoliens ne lancent que rarement les très importantes dépenses préliminaires d’un projet s’ils n’ont pas réussi à convaincre quelques élus.

Ces derniers ont-ils conscience du cadeau empoisonné qu’ils ont fait à leurs électeurs sans les consulter ?

H2 Air aura  transformé un petit coin de France tranquille en une zone industrielle potentielle qui va lui rapporter des fortunes.

C’est une belle affaire, sans risque, puisque le revenu est garanti … par les factures que nous payons à EDF !

Il va s’empresser de réaliser ses bénéfices en cédant le dossier à un grand groupe industriel comme Engie, Edf, Total, etc.… et la boucle est bouclée.

En 2022 une armée d’engins déboulera dans la plaine au Sud de Courville-sur-Eure, éventrera la campagne pour y implanter un immense réseau électrique, coulera des milliers de mètres cubes de béton pour l’éternité, et des grues géantes assembleront des structures de centaines de mètres de haut importées d’Allemagne ou du Danemark.

Nous aurons tout perdu : notre paysage, nos jours et nos nuits, notre qualité de vie, notre santé et même notre patrimoine l

Tout cela aura été sacrifiées aux seuls intérêts financiers de quelques spéculateurs habiles et sans scrupules…

Mieux encore: accepter une ZI d’aérogénérateurs, c’est souvent en voir arriver d’autres, car H2air et ses amis ont une volonté féroce de rentabiliser les ruineux réseaux électriques initiaux… c’est ainsi que nos voisin du sud de l’Eure-et-Loir sont désormais encerclés par l’enfer éolien .

Ce jour-là, nous n’aurons que les yeux pour pleurer, mais H2Air et ses complices seront loin, comptant leurs fabuleux bénéfices et reproduisant ce même scénario chez d’autres naïfs !…

Alors tant qu’il est encore temps, réagissons avec vigueur et faisons savoir notre désaccord aux élus  !